Des valeurs ; un concept
:
Le concept, sur lequel se fondent nos pratiques associatives, repose sur la
valorisation des rôles sociaux. Cette philosophie privilégie le fait de
« permettre aux personnes en situation de handicap de poursuivre une existence
aussi près que possible de la normale en mettant à leur disposition des modes
et des conditions de vie de tous les jours, là encore aussi proche que possible
des normes et modes de l’ensemble de la société », elle privilégie aussi
« l’utilisation de moyens culturellement valorisés afin de permettre, d’établir
et ou de maintenir des rôles sociaux valorisés pour les personnes.(1) »
L’expression « Aussi près que possible... » demande que l’on respecte les
limites et les besoins de la personne. En revanche, tenant compte que tout doit
être en constante évolution, l’association s’assure que ces limites soient
continuellement réévaluées.
L’expression « L’utilisation de moyens culturellement valorisés... » implique le
recours à des moyens, méthodes ou stratégies d’intervention qui contribuent à
rehausser l’image sociale et la considération de la personne.
Cette définition sous-tend que toute personne possède un rôle social. Ce rôle
doit être reconnu et valorisé. Toute personne doit être valorisée, encouragée et
stimulée. Pour atteindre ces buts, l’association
insiste sur deux notions :
- l’amélioration de l’image sociale,
- l’enrichissement des compétences.
Ces deux aspects devant orienter les actions des intervenants.
L’usager est un citoyen à part entière, il est acteur et ne peut être réduit à
une place « d’objet de l’intervention associative ». Les principes énoncés
ci-dessus permettent de décliner les obligations de la loi 2002-2 ; ils
conduisent à responsabiliser l’usager, l’associer pleinement à sa prise en
charge, « faire avec lui » plutôt que pour lui ou à sa place, considérer ses
capacités quel que soit le degré de ses difficultés.
(1) Wolfensberger